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Chemins d’azalées, 2/4 (Poesibao)

gouache de Malcolm de Chazal

Malcolm décrasse nos perceptions. Pour un peu, il serait comparable à William Blake. Le proverbe est aussi une forme adoptée par le poète anglais, dans The Marriage of Heaven and Hell. Pour Blake, la nudité de la femme est l’œuvre de Dieu. Malcolm ne dit pas autre chose : « C’est par la nudité absolue de sa divine face que s’explique la Transfiguration du Christ sur la Montagne. » (Sens-plastique). Il faudrait étudier de plus près la manière dont Chazal vise à faire de la nudité un trait primordial. « Le vêtement de la couleur, sur la plante, est plus ou moins lâche, selon la teinte. C’est pour cela que le Crépuscule déshabille les fleurs une à une, et que par sa lenteur à se dégrafer la gaine serrée du jaune, le Crépuscule fera gicler dans les échappées du jour qui se prolonge, des échancrures de sa couleur-chair et de courts éclairs du blanc, en attendant que la nuit happe ses formes sveltes. » (Sens-plastique). On assiste à une sorte de strip-tease, où la nature est mise à nu par son adorateur, même. Mais, réversibilité oblige, Malcolm vise à naturer le nu. [à lire en entier sur Poesibao]

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