
[24 février 2026. Tu éprouves le besoin de dater ces fragments qui, sinon, se mêleraient inextricablement, se chevaucheraient les uns les autres.] Tu lis Les Détectives sauvages de Roberto Bolaño. La belle soif de poésie qui anime ces pages — une dévorante rage — te semble presque d’un autre temps. Comme si cette vie, cette forme de vie au service tout entière du poème, n’était plus tolérable.
[21 mars 2026, c’est le printemps] Tu n’as guère avancé dans ta lecture des Détectives. Mais c’est souvent que tu songes à ce roman, qui est l’inverse d’un roman de consommation courante. Plutôt un roman à combustion lente.
[24 février 2026] Ce roman néanmoins te berce. Ou plutôt, tu ne le lis que d’un œil, tu le lis comme on dort. Mais tu ne parviens pas à dormir. Ou alors mal. Tu parviens mal à dormir et tu dors mal. Dans le somnambulisme d’aujourd’hui, tu ne trouve pas le sommeil vraiment.
Bolaño, c’est pour toi une lecture de défonce. Tu le lis presque pour t’abrutir. Raymond Roussel, ici-même, à Palerme, ingurgitait des doses massives de barbituriques pour trouver l’euphorie extra. Tu aimerais que Bolaño puisse te procurer une extase de cet ordre. Or, tu patauges dans Les Détectives sauvages. Tu es rabattu sur les premières pages du roman, sur le récif duquel tu reviens sans cesse.
Tu ne goûtes que fort peu l’espèce de romantisme (ce que tu considères comme tel) dont ce gros livre est pétri. Tu aimerais pouvoir être en mesure d’en jouir pleinement. Oh ! ce n’est pas que tu t’assagisses. Simplement, tu te lasses — le vieux singe à qui l’on n’apprend plus à grimacer, tu portes un rictus permanent désormais —, tes idées fixes t’ont porté ailleurs, à défaut d’être des idées vraiment, de celles dont on fait de la pensée. Des idées-motrices à la limite, qui ne meuvent que des mobiles invisibles, occultes, secrets. Mais tu donnes cependant raison à Bolaño, come no !
… la poésie (la vraie poésie) est comme ça : elle se laisse deviner, elle s’annonce dans l’air, comme les tremblements de terre que pressentent, à ce qu’on dit, certains animaux spécialement doués pour cela. (Ces animaux sont les serpents, les vers de terre, les rats et certains oiseaux.)
Le lendemain [mercredi, 25 février 2026]. Les portes du Pickwick sont grand ouvertes. Il s’agit ici d’une pratique commune, fin février, alors que semble s’annoncer le printemps déjà (tu as connu Palerme moins agréable en février). La fraîcheur humide de la semaine passée est bien révolue. Pour combien de temps? On peut (impensable, là d’où tu viens) fumer à l’intérieur. Il n’y a, d’ailleurs, dans ces bars à Palerme, ni intérieur ni extérieur vraiment. On boit du vin au verre ou de l’ichnusa le cul sur le trottoir et c’est bien. Un peu plus en aval sur la via Paternostro, en face du Pickwick, il est un autre café (tu y relis les présentes notes) où tu aimes à t’arrêter pour un frappato ou un perricone — de grands rideaux rouges confèrent, depuis la salle, un aspect théâtral au spectacle de la rue (hier, tu y as relu The Tempest, qui t’accompagne également ce soir, que tu portes en toi depuis toujours, et bien sûr que tu songes au maître des ombres et des sourires — Il Signore delle ombre e dei sorisi, comme disait Giuseppe).
Palerme s’extirpe mollement, on dirait presque à contrecœur de la morte saison. La rue indifférente laisse défiler les passants, tandis que retentit un morceau de The Cure. Un moment de lecture poétique s’organise peu à peu. Lira qui voudra, qui viendra, t’explique-t-on. Ce ne sont pas les livres qui manquent au Pickwick, bar un peu bohème, ostensiblement de gauche, avec des reliquats de culture donc. On n’aura qu’à se servir.
On te connaît à peine ici. Avec Davide, tu as parlé, la semaine dernière, de ce qui se passe en France. La minute de silence dans l’Assemblée pour un militant fasciste. Il trouve cela ahurissant. [Note du vendredi, 13 mars 2023 : « »choquée » par les révélations sur Quentin Deranque, Yaël Braun-Pivet assume « une décision collective » (LCP). Choquée, mais elle assume. Y a rien, ça joue.]
Ce soir, Davide te demande ce que tu lis. Davide sait que tu lis, que tu écris. Lui aussi lit et écrit. Il te demande quel livre tu as ce soir avec toi. Tu lui montres ton exemplaire de La Tempesta, avec texte anglais a fronte (non dépourvu de coquilles, comme souvent les éditions italiennes). Shakespeare — il approuve et tu commandes un cataratto. La Tempesta, que tu as vu jouée au Biondo, hier.
Ici, on est bien conscient de ce qui se passe, de ce qui se trame. Et on est les premiers à trouver un peu dérisoires les livres ici mis à disposition des clients. On n’a pas peur de parler de l’actualité ou le pire et le pathétique sont toujours sûrs. Curieusement, on garde une forme d’espoir. Fascisme contre anti-fascisme. Un face-à-face brutal, a-dialectique. L’Histoire file toute seule, à la manière d’un poulet sans tête. Come un gallo senza testa. Ce sera la force qui l’emportera — la bêtise, la logique d’un monde mondialisé, parachevé, fermé, fini, dont on ne saurait s’échapper. Utopie? Principe-espérance? Si seulement. L’image décidément te hante des camarades qui remontaient le long du boulevard Leblois, serflex aux poignets, escortés par des flics — adjuvants misérables de l’Histoire — alors que Strasbourg baignait dans les lacrymos. Les camions de CRS roulaient lentement, triomphalement, comme en rêve, sur des roues comme en pâte à modeler, mais ce n’était pas un rêve. Il fallait que cette parade molle soit exemplaire — molle et exemplaire —, que la défaite se passe au ralenti, et elle n’a pas fini de se dérouler dans ton esprit.
Là pas d’espérance
Nul orietur
Science avec patience
Le supplice est sûr
Elle est retrouvée.
Quoi? — Rien du tout.
Par ici, on dit que les Français ont la révolution chevillée au corps. Soit. C’est à voir. L’essentiel de tes congénères semble, tout au contraire, faire montre d’un conformisme et d’une soumission prodigieux.
[20 mars 2026, onomastico de la saint-Joseph] Giuseppe disait que la tête de Louis XVI avait été la mieux coupée de l’Histoire. Mort, hier, de Chuck Norris. Le POTUS n’a pas manqué de saluer sa mémoire. Internet est saturé de mèmes, dont certains sont drôles, en hommage au champion de karaté qui a su si bien te barber le dimanche en début d’après-midi. Tu es davantage intéressé par le battage autour du Samora Mâchel de Guyotat, dont tu ne penses pas grand-chose; tu essaies de saisir la logique littéraire qui se cache sous la publicité, de faire le départ entre recensions mécaniques élogieuses et critique littéraire véritable.
[13 mars 2026] Tu reprends ces notes, aujourd’hui — même pas un mois s’est écoulé depuis la minute de silence — et tu songes au chemin parcouru dans l’abjection. Tu commences à te faire à l’idée que le présent article entre dans une capilotade éperdue. Tu en as perdu le fil. Les informations se télescopent, s’effondrent les unes sur les autres. Les événements micro- sont réverbérés dans les événements macropolitiques, cela résulte en une bouillie écœurante. 28 février au matin : incendie la Maison citoyenne de Neudorf. Agression le 6 mars de Jamila Haddoum, colistière LFI aux municipales de Strasbourg. Ce qui se passe à l’échelle locale se développe à l’échelle mondiale dans un vaste spasme aussi inquiétant que cohérent. Hier, tu entendais un candidat pour les municipales de Strasbourg ressasser le boniment sur l’Europe de la paix. Tu songes à relire Malaise dans la civilisation de Freud. [17 mars 2026 : Le Figaro dénigre les historiens Johann Chapoutot, Gérard Noiriel et Nicolas Offenstadt : « Ces historiens militants qui instrumentalisent leur discipline pour combattre un fascisme imaginaire ». Y a rien, ça joue.]
Collideorscape (FW, 143.28) — c’est le mot qui va bien, inventé par Joyce à une époque où tout allait au moins aussi mal que maintenant. Collideorscape : kaléidoscope où tout se carambole dans tout (collide) dans un corridor où l’on fonce tête baissée (escape).
Finnegans Wake, encore, un passage moins connu cette fois-ci : « … a nation wants a gaze » (FW, 43.21-22). Cela te fait penser à Gaza. Une nation veut qu’on la regarde, qu’on lui accorde ne serait-ce qu’un regard, une nation veut un Gaza [gaze], ou Gaza se veut ou se voit nation — tout cela se perd dans la nuit du Wake. Chatoiement de la signifiance jusqu’au contresens le plus fécond. Eyeless in Gaza, autre formule troublante, que l’on trouve dans le Samson Agonistes de Milton, qui sera réactivée plus tard par Huxley.
Eyeless in Gaza at the Mill with slaves…
Eyeless in Gaza, donc. Et c’est pas mieux en Ukraine, en Iran. (Tu es passé prendre quelques victuailles chez l’épicier iranien en bas de chez toi, et tu lui as demandé, comme un cornichon, si « ça va ». Pas de nouvelles du pays, « on s’est dit adieu la dernière fois au téléphone », mais LCI tourne en boucle, sur un écran placé au-dessus des frigos à bière et à coca.)
[analepse, flash-forward à destination du futur] Début mars, à peine revenu de Palerme, chez Stéphane, lundi, vous contemplerez le visage vérolé de la guerre. Le visage cadavérique de la guerre dans les orbites et la bouche duquel se démultiplie le visage pourri de la guerre, comme dans le tableau de Dalí. Ce sera après un bœuf bourguignon et vous regarderez, un peu somnolents, abasourdis, irrémédiablement collideorscapés, sonnés, usés et pour tout dire sursaturés l’horreur fractale de l’écran multiple de LCI, ses bandeaux et ses vignettes parlant uniment de la guerre, le ministre américain de la guerre avec son idéale mâchoire carrée de G.I.-Joe bandant les muscles, le petit père du peuple de France qui joue au téméraire devant Le Téméraire.
[note du 21 mars 2023 : « L’hypothèse de l’instinct de mort ou de destruction a rencontré de la résistance même au sein des milieux psychanalytiques. […] Il est vrai que ceux qui préfèrent les contes de fées font la sourde oreille quand on leur parle de tendance native de l’homme à ‘la méchanceté’, à l’agression, à la destruction, et donc aussi à la cruauté. Dieu n’a-t-il pas fait l’homme à l’image de sa propre perfection ? » (Malaise dans la civilisation). Et sur la table où tu écris, La Mort de Virgile n’a pas bougé dont la relecture t’avait pourtant exalté mi-janvier. Il faudra y revenir. À Musil aussi bien. « Un serpent a mordu Chuck Norris. Après une longue agonie, le serpent est mort. »; « La mort est Chuck Norris à 86 ans. » Le jeu des alliances dans le cadre des élections municipales donne lieu à de curieux cocktails, dont tous se révéleront traîtres à plus ou moins brève échéance, ivresse un peu triste puis térébrante gueule de bois. Mais cela nous divertit de l’abominable monotonie de la guerre.]
Ajoutant un surcroît de grossièreté à un ensemble politico-médiatique franchement obscène et anxiogène, un rayon de soleil éclairera Macron, au milieu de son discours, le même rayon précisément qui filtrera à travers les persiennes de la maison de Stéphane. Soleil radieux irradiant sur fond de renforcement nucléaire. Et vous écouterez pérorer les petits Clausewitz des plateaux télé (l’expression est de Marc, paix à son âme), artisans zélés de l’information en continu — eux-mêmes semblent lessivés. « L’imbécillité croit que tout est clair, quand la télévision a montré une belle image, et l’a commentée d’un hardi mensonge. » Il faudrait citer plus longuement ce passage des Commentaires sur la société du spectacle, mais on est sur internet, on a les lecteurs et lectrices que l’on a, façonnés qu’ils sont par, justement, le spectacle dans sa forme la plus abasourdissante. Tu as beau relire Giraudoux (qui n’emporte pas ton adhésion), tu ne fais pas exception, avec tes blagues éculées sur Chuck Norris.
La folie qui consiste à vouloir croire en l’utopie, alors même que l’utopie est seule envisageable. Or, entre désarmement par anesthésie idéologique des idées et confiscation pure et simple du poème, la résistance ne serait-ce qu’intellectuelle ou poétique n’est même plus possible. Ou alors, bien bourgeoisement, entre nous et forts de nos certitudes inquiètes, au chaud où l’on se sait du bon côté de l’histoire (on lit, nous, le Diplo et nous sommes de très-informés médiapartisans), où l’on agite nos hochets convenus, nos tomahawks émoussés, où l’on lit Gramsci, Debord, Marx, Adorno, Péguy, Arendt, Simone Weil et Pasolini, où l’on fume de paisibles calumets toujours déjà bouchés par la guerre. Désir d’être un Indien…
Si on était un indien donc, toujours prêt, et monté sur un cheval qui court, fendant l’air, toujours secoué par un sol inégal, jusqu’à ce que l’on laisse des traces d’éperons, bien qu’il n’y ait pas d’éperons, jusqu’à ce que l’on jette les rennes, bien qu’il n’y ait pas de rennes, et que l’on voit difficilement le territoire devant soi, lisse lande tondue, déjà sans cou et tête de cheval.
[Note du 14 mars : tu as rêvé du texte ci-dessus dans la nuit du 13 au 14, après la lecture de Régis à la librairie des Bateliers, Désir d’être un Indien a été comme la colonne vertébrale d’un rêve par ailleurs filandreux où Régis te conduisait en auto à travers le village de ton enfance.] Ce texte de Kafka, auquel tu songes souvent, te parle sans doute plus que le pavé de Bolaño qui déforme les poches de ton veston. Kafka est plus, disons, sauvage, que les détectives de Bolaño.
[Email du vendredi, 20 mars 2022 :] « Due to operational reasons linked to the geopolitical instability in the Middle East, we have made some adjustments to our schedule, which has resulted in the cancellation of your flight. » La journée commence bien. Au PMU, ce matin, François s’installe à ta table. Tu ne savais pas que François fréquentait cet endroit que tu as découvert hier. C’est un endroit agréable, oui, qui permet de faire en sorte que la journée ne s’enclenche pas de manière trop breneuse. Tu expliques à François la raison de ton embarras : ton avion ne partira pas, pour des raisons opérationnelles liées au baril de pétrole, et lui aussi te dit qu’il a un vol de prévu, pour la Corse, il a reçu un mail de son avionneur (le même que toi, tiens tiens) qui lui proposait un geste commercial dans le sens d’une flexibilité accrue (tu as reçu la même missive, tiens tiens) : je te suggère de vérifier tes mails. Vol annulé pour François également.
[Mercredi, 25 février 2026] La lecture vient de commencer. Un jeune mec en jogging vert est venu avec son texte. De la poésie introspective, brutalement cathartique et vécue, tandis que, derrière lui la rue indifférente laisse déferler les passants. Puis c’est au tour d’un petit monsieur ratatiné venu du Ballarò de lire le passage d’un livre trouvé par lui dans la rue, dont tu as tout oublié. Ce n’est pas la première fois que tu le vois zoner par ici, il te fait penser au fantôme de la Seskatchewan chez Kerouac, pas sûr qu’il dispose d’un toit au-dessus de sa tête, ce soir il porte une casquette de baseball. Ce dont tu te souviens, c’est de sa manière de lire, belle et pénible — ses lunettes n’étant pas adaptées à sa vue, et t’expliquera-t-il un peu plus tard dans la soirée, pas simple de scander avec quelques dents en moins.
C’est à ton tour. Tu dis en anglais le monologue fameux de Prospero (« We’re such stuff… »).
[19 mars 2026.] L’auto rouge est en soins palliatifs depuis lundi. Fabrice, ton garagiste, t’a formellement interdit de rouler avec. Changement d’agencement, donc. Cobagnolage avec Lara, aussi perplexe que toi quant à la politique, trajets en TER. On s’y fait (pas à la politique) : tu relis Hölderlin en train (voir ici), tu as découvert un PMU que tu ne connaissais pas, où tu as pris quelques notes en lisant l’essai de Chris Marker sur Giraudoux.
Tu trouves soudain un peu vain de parler davantage de ce moment de lecture poétique au Pickwick. C’était pourtant sinon le prétexte, tout du moins le point de départ du présent article, que tu as laissé, de guerre lasse, se caramboler et se cabosser dans le cauchemar de la guerre. Tout cela est sans doute la faute à Chuck Norris.
— Continue, s’il-te-plaît.
Tu joues le monologue de Prospero, tu le sais par cœur, tu fais œuvrer les déictiques, tu désignes les esprits de l’air, de l’air subtil — thin air — et la foule hagarde de vacanciers qui déferle sur la via Paternostro fait partie du grand théâtre dont tu brosses les contours.
Impossible de se tromper avec un texte aussi généreux que The Tempest. Emanuela lit la traduction en italien et se met à pleurer (elle te dira pourquoi plus tard). Le petit bonhomme sous sa casquette est ravi, ému lui aussi. Sans transition, Alessandro, un grand babos, bodhisattva à la tignasse grise qui parvient à rouler ses clopes d’une seule main déclame des extraits de T.A.Z. de Hakim Bey. Puis c’est au tour d’Emanuela de lire Le ultime parole di Falcone e Borsellino. Elle lit très vite, comme par pudeur. Dans la salle les yeux de chacune chacun se baissent — tout le monde regarde ses pompes, ou son verre vide. Aussi convenue que soit la formule, un ange passe. Mais oui : arrive Davide, qui ressemble un peu à Rodolphe Burger, pour prendre les commandes. D’autres personnes rappliquent pour dire des poèmes. Les lectures s’enchaînent, littéralement sans rime ni raison. Il n’y a ni intérieur ni extérieur au poème. Tu savoures ton frappato. Le petit monsieur avec ses lunettes inadéquates réclame du Shakespeare, encore. Tout le monde est d’accord. Et tu dis la belle, mélancolique chanson d’Ariel, qui finit avec « Ding dong ». Il est 19 heures 30, cela fait une bonne heure que les lectures se sont succédées. Emanuela, qui vient de lire Ariel en italien, enchaîne sur Le ultime parole, puis c’est au tour d’Alessandro d’enfoncer un peu mieux le clou avec Hakim Bey. Puis Letizia pousse son copain, Agostino, a lire quelque chose. Elle-même lira un poème de son cru en sicilien. C’est le moment de boire, adesso. Tu proposes à Emanuela de lire avec toi Howl de Ginsberg, en anglais en alternant avec la traduction italienne et vous lirez la première strophe ainsi en intégralité. Letizia se joindra à vous, pour cet incroyable Urlo. La soirée s’est prolongée en discussions autour de la formule d’Eugenio Montale, La poesia non esiste.
Vous étiez bien contents, avec Agostino, Emanuela, Letizia, Alessandro et le petit monsieur de faire ce constat selon lequel la poésie n’existe pas, ou alors différemment, ce soir-là au Pickwick.